Monday, November 20, 2006

Dans la vie, il y a des cactus...

Un soir de Bolivie, on se balade sur la place de Tupiza, on se fait aborder un peu brutalement par une mere et ses 2 filles. Elles veulent qu´on les aide a traduire un devoir d´anglais. La methode d´apprentisaage semble assez proche de la methode francaise, avec des themes ridicules et un vocabulaire peu utilise. Le genre de mot intraduisible a un Bolivien. Allez vous en expliquer le "papier peint" a des gens qui vivent dans des maisons en terre crue et qui n´ont vu de la peinture que sur les murs des hotels a touristes.
Et puis mercredi dernier on a franchi la frontiere Bolivie Argentine. Entamant ainsi notre cadeau bonus, d´un mois supplementaire en Argentine Chili. On est toujours sur l´altiplano et on passe une semaine dans la region de Salta. Les couleurs rouge fer, vert cuivre, blanc platre, jaune souffre et vert cactus prennent des formes nouvelles. La frontiere nous fait passer un peu plus a l´heure espagnole. Villes et villages dorment de 3 a 5 heures l´apres midi et Peugeots et Renaults sont mis a la siesta. Bref il fait chaud, les gens sont chouettes, on est remis de nos troubles stomacaux fin prets a quitter l´altiplano.

Monday, November 13, 2006

Uyuni, son sel blanc et ses couleurs

On vous ecrit de Tupiza, au sud sud de la Bolivie, une charmante petite ville plantee dans le plus incroyable des decors de Western. On revient d´un tour en 4x4, seul moyen raisonnable de visiter le fameux salar d´Uyuni. Une etendue de sel de plus de 10000km2. Un tour feu d´artifice. C´est bien simple, il y a dans ce coin des Andes tout ce que l´on peut imaginer de plus incongru: des champs de rochers au milieu d´un desert orange, des volcans parfaits comme des images en sel colore, des lacs verts, des noirs, des rouges...
Un conseil si on vous invite a une soiree photo a notre retour, trouvez un pretexte, car on est un peu nerveux de la gachette en ce moment.

En Bolivie et au Perou, les dames ont des chapeaux melons, les villes ont toutes une place centrale animee de tot le matin a tard le soir.
La Bolivie, c´est le pays le plus pauvre d´amerique du sud, le looser. Ils ont fait la guerre contre tous leurs voisins et n´en ont pas gagne une seule. Il ne leur reste plus que les terres les plus desheritees, mais certainement aussi les plus spectaculaires. En Bolivie comme au Perou les sources de revenu sures appartiennent a des pays voisins, voir occidentaux (mines, chemin de fer...) et dans certaines campagnes isolees, on ne s´est pas toujours sentis les bienvenus. Mais a d´autres occasions les enfants viennent jouer au foot avec nous et nous raccompagnent en courant apres la voiture et la on se sent plus star d´Hollywood de conquistadors.

Wednesday, November 08, 2006

Carnet de Bolivie

Ca y est on est perches sur l´altiplano bolivien. Une traversee de frontiere pitoresque, sur les rives du lac Titicaca, nous a permis de vivre un petit extrait du tour de france, avec la foule qui se fandait pour nous laisser passer, nous les heureux proprietaires d´un passeport europeen. Puis une au milieu d´une plaine aride et ennuyeuse, notre bus s´est mis a basculer dans la cuvette de La Paz. Une cuvette ou les maisons sont accrochees un peu partout et d´ou s´elancent de multiples canyons aux formes improbables. On s´est retrouves dans cette fourmilliere un peu perdus. Une petite marche dans un des canyons et nous sommes repartis vers Sucre, l´ancienne capitale, que les guides de voyage ensensent et qui est patrimoine de l´UNESCO. A vrai dire, nous ne sommes pas tombes sous le charme, c´est une petite ville mignonette. Il faut dire qu´on est arrive un dimanche, tous les autres touristes etait au fameux marche de Tarabucho, on a eu tous les cireurs de pompes de moins de 10 ans accroches a nos baskets, puis a nos tongs, mais rien n´y a fait, ils en voulaient a notre porte monnaie.
Sucre est aussi reconnue pour sa Cordilliere locale, la cordilliere de los Frailes. Des petites montagnes (perchees sur l´altiplano a 4000m) de rouge, vert et violet que nous avons vu principalement sur un fond gris, voir sous une pluie torrencielle et dans l´orage. Ca a marque l´ouverture officielle de la saison des pluies dans la region. Une experience assez marquante et mouillante a la fois, qui nous quand meme permis de voir du spectaculaire inedit (des formes, des couleurs et aussi des traces de dinosaures). On a encore un petit peu ameliore notre spagnol avec Carlos. Avec lui nous en avons appris un peu plus sur la Bolivie, les eucaliptus, les incas et les Gringos (les Gringos, c´est nous et autres amerlocs de passage).

Thursday, November 02, 2006

Arequipa, de retour du canyon de Colca

Traversee de paysages desertiques et volcanique avec des petits oasis a lamas et partout des cactus. Dans le bus un avis de recherche est lance: un poulet s´est perdu dans la foule entassee. Et c´est sous notre siege qu´il s´est abrite.
Arrives a destination, a Cabanaconde, le point d´entree du canyon de Colca, on se deniche au restaurant, un guide-serveur pret a partir pour 3 jours de trek d´ici 10 minutes. Et nous voila partis avec Juan Carlos, a tchacher en espagnol jusquáu fond du canyon, le village de Llahuar. Cést un petit havre de paix avec des sources d´eau chaudes et une vegetation abondante, entre 2 falaises arrides et rocailleuses. En poursuivant notre route, on trouve un ane en peine. Malgre son age avance, il ná jamais traverse de pont suspendu et il ne compte pas s´y mettre aujourd´hui. Pommes et carrotes n´y faisant rien, il faudra se mettre a 5 pour trainer l´ane jusqu´a l´autre rive. Bref on s´est bien regales, ca fait du bien de s´eloigner un peu des claxons et des attrapes touristes, et les peruviens nous comprennent de mieux en mieux, on progresse en langue et en mimes...

Sunday, October 29, 2006

El grande Machu picchu

Vendredi, on s´est rendu compte qu´on etait en fait jeudi. Apres 5 jours de voyages et un tas de reservation de bus et de train, on a realise que Camille est tombee dans l´enorme panneau de la ligne de changement de date... On a gagne un jour de vacances.
Donc jeudi le vrai, c´etait l´anniversaire d´Eduardo a Urubamba, on petite ville ou nous sommes de passage, en route pour le Machu picchu. Eduardo, c´est le maire d´Urubamba et aussi ´´el amigo de siempre´´(l´ami de toujours) selon tout les murs de la ville. Il est candidat aux elections de novembre. Mais aujourd´hui on oublie tout ca, c´est son anniversaire. Il y a donc une grande fete avec corrida, defile dans la ville, danses traditionnelles, feux d´artifices et a boire et a manger pour tout le monde. Le tout gracieusement offert par la municipalite(un autocadeau en gros)... Les taureaux ne feront pas l´affaire et la pluie aura raison du courage des toreadors (mais pas de la foule qui attend son diner). La fete est reussie, c´est bien parti pour Eduardo aux elections.
On poursuit notre chemin par les Salinas, une source d´eau chaude salee, qui se repend sur des terrasses, au milieu des cactus. Plus loin, a Oullataytambo, un autre candidat fait son show, partout on distribue calendriers, prospectus et nourriture. Nous prenons notre repas sur le marche, chez la dame au chapeau (toutes les dames on des chapeaux). On dechiffre avec elle le prospectus electoral, chacun ses competences, nous lisons et elle comprend l´espagnol.Et le lendemain a 6h du matin, apres 1 heure 30 de grimpette, le grand machu picchu s´etale devant nous. On s´attendait un peu aux foules du mont St Michel, mais c´est finalement un endroit paisible ou broutent les lamas. Par chance et par culot, on aura le droit a une visite guidee en francais par une archeologue quechua.
Nous sommes maintenant de retour a Cuzco en transit.

Tuesday, October 24, 2006

C´est pas le Perou, ha mais si c´est le perou...

Nous voila a Cuzco, le nombril du monde, pas bien reveilles mais pleins d´appetits. Depuis l´avion on a eu un petit apercu, tout en longueur de la beaute de la Cordilliere des Andes, avec un atterrissage au lever du soleil, sur les toits rouges de Cuzco. La comme d´habitude le choc fut au rendez-vous. Le charme d´une ville espagnole, avec des patios, des balcons, des "placa Major" entourees d´arcades et des murs Incas massif et tout en fruit. Des fruits on en decouvre de nouveaux, les rues sont pleines d´odeurs alechantes, qui nous font aisement oublier celles de Fish and Chips. Cuzco, c´est une ville de la taille de Toulouse perchee a 3300m d´altitude, on est en pleine phase de repos et d´acclimatation (c´est dur les vacances).